Photo de la semaine

Publié le par cecinestpasunblogsurmavieaucanada

Si j'étais une guide touristique, mon produit phare serait "la ballade du nez à la grille" où comment ne pas faire découvrir les merveilles que recèlent les passages couverts parisiens car le dimanche ils sont fermés! Mais on parvient quand même à en trouver certains d'ouverts ou si on a de la chance à croiser un de ses habitants qui entrouve une lourde porte.

Ma photo de la semaine a été prise sous la verrière du passage Jouffroy, le passage des vieux jouets, de l'enfance (encore!!) retrouvée, où, dans les magasins on trouve des voitures qu'on remonte avec une petite clé, des fusées de Tintin, l'intégrale du Club des 5 sur papier jauni et des poupées anciennes, qui personnellement m'effraie un peu (maudit soit Chucky!!).

 

Passages-0040.JPG

 

Dans ce passage, chose originale il y a un hôtel, l'hôtel Chopin construit à la même époque que le passage (1846). Dans la description des chambres sur le site Internet, il est écrit "aucune chambre ne donne sur la rue". Je n'arrive pas à savoir si cela signifie que les fenêtres donnent exclusivement sur le passage, ou s'il n'y a pas de fenêtre du tout en définitive!

Toujours est-il que de sa porte d'entrée vitrée on a une autre vue sur le passage. Le reflet fait s'entremêler intérieur et extérieur, accroche un lustre au toit vitré, offre un joli alignement d'enseignes et de cadres sans qu'on puisse distinguer où précisément ils se situent les uns par rapport aux autres, sur le même mur ou de l'autre côté de la vitre?

Le miroir vient amplifier l'effet, en accentuant la profondeur et en ouvrant un autre champ de vision possible. Et comme un leitmotiv, une mise en abîme du reflet, le mot HOTEL vient se répéter dans le miroir (en tout cas les deux premières lettres), je ne sais pas d'ailleurs d'où viennent ces lettres, peut-être une ombre portée?!

Dans les passages, il est assez facile de pouvoir jouer avec les reflets, car ce sont des endroits clos, lumineux et commerçants. Ce qui signifie: multitudes de vitrines devant lesquelles passent des gens, derrière lesquelles travaillent d'autres gens qu'on peut observer et photographier à l'envi mais avec discrétion (Il est de plus en plus difficile de prendre en photo les gens dans la rue. Certains réagissent assez mal parfois! Mieux vaut être prudent. Et puis c'est toujours mieux de ne pas être vu, ainsi on conserve à l'attitude de la personne photographiée toute sa spontanéité). Des enseignes, des lettrages, des formes et des ombres qui valsent sur les surfaces vitrées. Des reflets qui répondent à d'autres reflets et se mêlent, s'entremêlent jusqu'au vertige. Et puis des lignes rectilignes de perspectives en fuite, des parallèles de fenêtres, des parallélépipèdes de petits carreaux.

"Ordre et désordre",  "fouillis et géométrie"!

 

Tout ça pour dire que j'aime bien ma photo!!

 J'ai eu froid toute la journée,  je suis enrhumée depuis, mais rien que pour cette photo ça en valait la peine...

 

Commenter cet article