La Journée de la Femme

Publié le par cecinestpasunblogsurmavieaucanada

Il y a une longue liste de "Journée" au cours de l'année (en fait quasiment tous les jours, c'est incroyable), où des associations ou les pouvoirs publics mettent en avant des grandes causes (maladies, causes écologiques, actions contre les violences et la torture...) et parfois d'autres sans importances.

Autant vous dire que je reste assez circonspecte devant : la journée mondiale de la courtoisie au volant (wahou!),  la journée mondiale du pied (?? C'est le 18 mai si vous vous voulez vous faire une pédicure), de la voix, celle du tricot (18 juin), celle de la lenteur, des pâtes, de la plomberie qui vient juste après celle du rein, du coup on se demande de quelle plomberie il s'agit?!, du blog et même de la photographie au Sténopé (mais bien sûr!!). Et la meilleure, roulement de tambour, la Journée Internationale du Parler Pirate (le 19 septembre)!

  Il y a les Journées pour..., les Journées contre... et les Journées de... A ne pas confondre! Par exemple, le 4 février c'est la Journée Internationale contre le Cancer ou de lutte contre le Cancer, pas Pour le Cancer. Quoi que pour brouiller les pistes on pourrait créer la Journée mondiale des Cancers (ascendant ce qu'on veut!)

Je suis d'avis que trop de Journées tue le concept même de Journées, et risque d'étouffer celles qui ont réellement un sens et je l'espère un impact, comme La Journée Internationale des Droits des Femmes. Instaurée officiellement par l'ONU en 1977, elle est en réalité une survivance des Journées de luttes que menèrent les femmes au début du XXe siècle pour obtenir des droits sociaux, une reconnaissance politique, individuelle, une forme d'égalité.

Je ne suis pas féministe, je pense que le combat pour l'égalité homme-femme et pour la dignité des femmes doit dépasser les clivages de sexe, ce n'est pas une croisade contre les hommes qu'il faut mener. Mais je suis une femme, une jeune femme qui n'a pas eu à se battre pour voter, faire des études, porter un pantalon ou une jupe, marcher tête nue dans la rue, mais qui entend les atrocités qui sont perpétrées sur d'autres femmes dans le monde, qui sait que même en France le chemin sera encore long avant que ne s'effacent toutes les inégalités et qui voit, atterrée, l'image de la femme avilie, pervertie dans l'esprit des adolescents, qui confondent un peu trop souvent les mots "femme" et "prostituée". Donc une femme  concernée.

 

Comme je suis une femme qui aime les mots, j'ai fait une petite sélection de textes écrits par des femmes, mais pas toujours, écrits sur des femmes, sur ce que c'est qu'être une femme et sur les luttes qu'il faut mener.

 

 


 

Parce que les hommes du Moyen-äge pensaient que l'instruction des femmes risquaient de les pervertir, Christine de Pisan, leur répond qu'à moins de leur enseigner la sorcellerie il n'y a aucune raison que le savoir corrompe les âmes des jeunes filles, bien au contraire. Christine de Pisan était la fille d'un célèbre médecin italien, élevée à la cour de France à la fin du XIVe siècle, après la mort de son mari, elle vécut de sa plume. Elle est considèrée comme la première femme écrivain de l'histoire, dans La Cité des dames, elle imagine une cité où les femmes apportent leur contribution à la société par la noblesse et la sagesse de leur esprit.

 

"A ceux qui disent qu’il n’est pas bon que les femmes apprennent les lettres

Je me merveille trop fort de l’opinion d’aucuns hommes qu’ils ne vouldroient point que leurs filles, femmes, ou parentes apprentissent sciences, et que leur meurs en empireroient.  Par ce, peux tu bien voir que toutes opinions d’hommes ne sont pas fondées sur raison, et que ceux-là ont tort; car il ne doit mie estre présumé que de sçavoir les sciences moralles et qui apprennent les vertus, les meurs doivent en empirer; mais n’est point de doubte qu’ils en amendent et anoblissent.Comme doncques est-il à penser que qui suit bonnes leçons et doctrines, en doit empirer?"

Christine de Pisan, La Cité des dames (1400-1405)

 

(c'est sympa le vieux français. On peut avoir une pensée émue pour celles et ceux qui ont eu ce genre de texte en partiel à la fac!!)

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/9/91/Christine_de_pisan.jpg/200px-Christine_de_pisan.jpg

 


 

 

Parce qu'il y a une grande différence entre liberté de moeurs et dépravation, et qu'une des grandes luttes des femmes c'est d'être maîtresse de leur corps et de leur coeur, George Sand s'impose. La célèbre lettre codée qu'elle écrit à son amant Alfred de Musset. A lire en entier puis une ligne sur deux.

 

Je suis très émue de vous dire que j'ai
bien compris l'autre soir que vous aviez
toujours une envie folle de me faire
danser. Je garde le souvenir de votre
baiser et je voudrais bien que ce soit
là une preuve que je puisse être aimée
par vous. Je suis prête à vous montrer mon
affection toute désintéressée et sans cal-
cul, et si vous voulez me voir aussi
vous dévoiler sans artifice mon âme
toute nue, venez me faire une visite.
Nous causerons en amis, franchement.
Je vous prouverai que je suis la femme
sincère, capable de vous offrir l'affection
la plus profonde comme la plus étroite
en amitié, en un mot la meilleure preuve
dont vous puissiez rêver, puisque votre
âme est libre. Pensez que la solitude où j'ha-
bite est bien longue, bien dure et souvent
difficile. Ainsi en y songeant j'ai l'âme
grosse. Accourrez donc vite et venez me la
faire oublier par l'amour où je veux me
mettre.
 

 

http://www.larousse.fr/encyclopedie/data/images/1002889-George_Sand.jpg

 


 

Parce qu'être une femme c'est travailler sans relâche pour gagner moins qu'un homme, dehors, le dos courbé, les mains dans l'eau, par tous les temps. Parce qu'elles l'ont chanté cette souffrance les Mondine de la Plaine du Pô au début du XXe siècle, parce que leurs voix ont résonné dans les vallées du Piemont pour se donner du coeur à l'ouvrage... entonnons Bella Ciao. Cette chanson a été reprise par les hommes, de nouvelles paroles sont venues effacées celles des femmes, c'est devenu Le Chant des Partisans italiens pendant la Seconde Guerre mondiale. Mais cette nouvelle mouture dit-elle toujours l'esclavage des Mondine? (Pour la petite histoire, "ciao" serait en fait une déformation du mot "schiavo" qui veut dire "esclave")

 


"Alla mattina appena alzata
O bella ciao bella ciao bella ciao, ciao,ciao
Alla mattina appena alzata
In risaia mi tocca andar
E fra gli insetti e le zanzare
O bella ciao bella ciao bella ciao ciao ciao
E fra gli insetti e le zanzare
Un dur lavoro mi tocca far
Il capo in piedi col suo bastone
O bella ciao bella ciao bella ciao ciao ciao
Il capo in piedi col suo bastone
E noi curve a lavorar
O mamma mia o che tormento
O bella ciao bella ciao bella ciao ciao ciao
O mamma mia o che tormento
Io t'invoco ogni doman
Ma verrà un giorno che tutte quante
O bella ciao bella ciao bella ciao ciao ciao
Ma verrà un giorno che tutte quante
Lavoreremo in libertà."


Traduction
"Le matin, à peine levée
O bella ciao bella ciao bella ciao, ciao,ciao
Le matin, à peine levée
A la rizière je dois aller
Et entre les insectes et les moustiques
O bella ciao bella ciao bella ciao ciao ciao
Et entre les insectes et les moustiques
Un dur labeur je dois faire
Et le chef debout avec son bâton
O bella ciao bella ciao bella ciao ciao ciao
Et le chef debout avec son bâton
Et nous courbées à travailler
O Bonne mère quel tourment
O bella ciao bella ciao bella ciao ciao ciao
O Bonne mère quel tourment
Je t'invoque chaque jour
Mais tu verras qu'un jour toutes autant que nous sommes
O bella ciao bella ciao bella ciao ciao ciao
Mais il viendra un jour où toutes autant que nous sommes
Nous travaillerons en liberté."

 

http://images.imagehotel.net/kbmu2d279y.jpg

 


 

 

Parce que parfois un homme peut mettre des mots sur une révolte qui n'ait pas la sienne mais qu'il comprend et encourage, comme l'a fait James Oppenheim en 1911, dans son poème Bread and Roses (Du pain et des Roses). Le titre de ce poème sera repris par les ouvrières et les ouvriers du textiles durant des manifestations dans le Massachussets en 1912.

 

"As we come marching, marching in the beauty of the day,
A million darkened kitchens, a thousand mill lofts gray,
Are touched with all the radiance that a sudden sun discloses,
For the people hear us singing: "Bread and roses! Bread and roses!"
As we come marching, marching, we battle too for men,
For they are women's children, and we mother them again.
Our lives shall not be sweated from birth until life closes;
Hearts starve as well as bodies; give us bread, but give us roses!
As we come marching, marching, unnumbered women dead
Go crying through our singing their ancient cry for bread.
Small art and love and beauty their drudging spirits knew.
Yes, it is bread we fight for -- but we fight for roses, too!
As we come marching, marching, we bring the greater days.
The rising of the women means the rising of the race.
No more the drudge and idler -- ten that toil where one reposes,
But a sharing of life's glories: Bread and roses! Bread and roses"


"Marchons, mes sœurs, marchons ! Le son de nos voix claires,
Perçant la grisaille des cuisines noircies et des usines moroses,
Guide nos pas vers un jour radieux, éclatant de lumière.
Chantons toutes en chœur : “Du pain et des roses ! Du pain et des roses”
 
Marchons, mes sœurs, marchons ! Notre lutte est aussi pour les hommes,
Qui, par nous enfantés, restent toujours nos enfants.
Assez ! Nous vivions comme des bêtes de somme.
Qu’on nous donne du pain, mais des roses également.
 
Marchons, mes sœurs, marchons ! Par-delà le tombeau,
Des femmes innombrables, par le cri de nos voix, réclamant du pain.
Ni beauté, ni amour, la corvée fut leur lot !
Luttons pour les roses, pas seulement pour le pain !
 
Marchons, mes sœurs, marchons ! Des jours meilleurs suivent nos traces :
Nous entraînons la race entière dans notre apothéose :
Assez d’exploitation ; dix qui peinent quand un se prélasse :
A chacun sa part de pain et de roses ; de pain et de roses."


 

http://truthseekers.cultureunplugged.com/.a/6a011279022a6e28a40120a5804cf6970b-800wi

Photo Courtesy: Kheel Center, Cornell University, All Rights Reserved



 

 

Parce qu'être une femme c'est aussi se révolter et lutter, exiger d'exister. Bien avant les mouvements d'émancipation et de libération du milieu du XXe siècle, certaines femmes ont fait entendre leur voix, parmi elles, il y a une héroïne au destin hors du commun, Flora Tristan. Précurseur (il n'y a pas de féminin à précurseur?!!!) des idées socialistes qui seront au coeur des révolutions de 1848, et des idées communistes qui germeront dans les cerveaux de Marx et Engel, elle écrit en 1843 L'Union Ouvrière. Elle imagine une organisation internationale ouvrière dans laquelle les femmes auraient une place égale à celle des hommes.

 

"Ouvriers, vous n'avez pas pouvoir d'abroger les anciennes lois et d'en faire de nouvelles, - non, sans doute  - mais vous avez le pouvoir de protester contre l'iniquité et l'absurdité des lois qui entravent le progrès de l'humanité et qui vous font souffrir, vous, plus particulièrement. – Vous pouvez donc, c'est même un devoir sacré, protester énergiquement en pensées, en paroles et en écrits, contre toutes les lois qui vous oppriment. – Or donc, tâchez de bien comprendre ceci : - La loi qui asservit la femme et la prive d'instruction, vous opprime, vous, hommes prolétaires. Pour l'élever, l'instruire et lui apprendre la science du monde, le fils du riche a des gouvernantes et institutrices savantes, des directrices habiles, et enfin de belles marquises, femmes élégantes spirituelles, dont les fonctions, dans la haute société, consistent à se charger de faire l'éducation des fils de haute noblesse. – Ces dames leur apprennent la politesse, du tact, de la finesse, de la souplesse dans l'esprit, de belles manières ; en un mot, elles en font des hommes qui savent vivre, des hommes comme il faut. – Pour peu qu'un jeune homme ait la capacité, s'il a le bonheur d'être sous la protection d'une de ces femmes aimables, sa fortune est faite. – A trente-cinq ans il est sûr d'être ambassadeur ou ministre. – Tandis que vous, pauvres ouvriers, pour vous élever, vous instruire, vous n'avez que votre mère ; pour faire de vous des hommes sachant vivre, vous n'avez que les femmes de votre classe, vos compagnes d'ignorance et de misère. […] C'est donc à vous, ouvriers, qui êtes les victimes de l'inégalité de fait et de l'injustice, c'est à vous qu'il appartient d'établir enfin sur la terre le règne de la justice et de l'égalité absolue entre la femme et l'homme. "

 

« L’affranchissement des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes.

L’homme le plus opprimé peut opprimer un être, qui est sa femme.

Elle est le prolétaire du prolétaire même ».

 

http://www.larousse.fr/encyclopedie/data/images/1003681-Flora_Tristan.jpg

 


 

Parce que les femmes écrivent aussi, Christine de Pisan avait raison, l'instruction ne pervertit pas les âmes, elle les élève, et des plumes de ces belles âmes sortent des textes d'une grande beauté souvent, d'une grande sensibilité aussi. Parce que la littérature ne délivre pas de tous les maux, certaines meurent de ne pouvoir tout exprimer, j'ai choisi un extrait de Mrs Dalloway de Virginia Woolf. Une des plus grandes auteurs, qui se suicida en 1941. Dans le roman Mrs Dalloway, Virginia Woolf décrit la journée d'une femme du monde, d'une femme qui s'interroge aussi sur sa condition, sur les gens qui l'entourent, qui se perd souvent dans ses pensées.

 

"Elle avait, en regardant passer les taxis, le sentiment d'être loin, loin, quelque part en mer, toute seule ; elle avait perpétuellement le sentiment qu'il était très, très dangereux de vivre, ne fût-ce qu'un seul jour. Elle n'avait pas pour autant le sentiment d'être particulièrement intelligente, ni d'avoir quoi que ce soit de spécial. Comment avait-elle pu faire son chemin dans la vie armée des seuls rudiments que lui avait inculqués Fraülein Daniels, elle se le demandait. Elle ne savait rien : pas de langues étrangères, pas d'histoire ; il lui arrivait rarement de lire un livre, si ce n'est des Mémoires, avant de s'endormir ; et pourtant, elle trouvait tout cela absolument fascinant ; les taxis qui passaient ;

et elle refusait de dire de Peter, ou d'elle même, je suis ceci, je suis cela.
Son seul don, se disait-elle en poursuivant son chemin, c'était de connaître les gens par une sorte d'instinct, pour ainsi dire. Vous la mettiez dans une pièce avec quelqu'un, et elle faisait le gros dos, comme un chat ; ou alors elle ronronnait."
 

http://3.bp.blogspot.com/-W-4AmgJ1LCE/Tzb4e53vFJI/AAAAAAAAAE4/fE-va7OjXC8/s1600/virginia-woolf.jpg

 


 

Parce qu'être une femme c'est aussi, pour certaines, être féministe, dépasser les bornes, crier plus fort pour être vu, pour être entendu. Parce qu'elle a, avec d'autres, ouvert la voie, mené et remporté des combats pour l'égalité, pour la liberté des femmes, parce que sa vie est un roman et parce que ses mots sont plein de fougue autant que de sagesse, deux extraits de La Cause des femmes de Gisèle Halimi.

 

"Naître femme pour ma génération, c’était faire partie de cette moitié de l’humanité, qui, jusqu’à sa mort, subirait toutes les discriminations. Pour la seule raison qu’on ne naissait femme que pour le devenir. Devenir femme relevait d’une condition objective dont l’essentiel était l’infériorisation et l’irresponsabilité. Dans l’éducation, le travail, la politique, comme dans la sexualité, le mariage, ou encore dans le langage, à la femme était assigné le statut d’un sous-individu."

"Que l’on ne prétende pas que les Droits de l’Homme et du Citoyen englobent, dans leur généralité, les deux sexes. L’Histoire a déjà – dans le refus à la femme de droits politiques – souligné clairement le contraire. On sait d’autre part combien l’abstraction que l’on voudrait universaliste (en disant Homme, on dit hommes ET femmes) est calquée sur un modèle qui, en définitive, est culturellement masculin et non pas neutre.  [...]
En cela, l’universalisme des droits n’engendre qu’une universalité trompeuse. L’humanisme, qui a phagocyté la femme sous prétexte de la fondre dans l’individu – masculin constitue le piège le plus redoutable de nos démocraties modernes. »

 

http://savemybrain.net/v2/wp-content/uploads/2011/01/gisele_halimi.jpg

 

 

 


 

 

Parce qu'être une femme ne devrait pas se faire voilée, parce qu'une femme ne devrait pas se convaincre que cette prison de tissu la rend libre. Parce que les hommes ne savent plus quoi inventer pour asservir l'autre moitié de l'humanité. Parce qu'elle est née dans un pays où les Mollahs s'occupent aussi de confection textile, Chahdortt Djavann, raconte dans Comment peut-on être français? ce que c'est qu'être une jeune femme en Iran et aussi une jeune étrangère en France.

 

"C'est une chose bien étrange: dans ce même moment de notre histoire

où certains hommes s'emploient à triompher des maladies jusqu'ici invaincues,

à visiter les astres ou à reproduire l'énergie du soleil,

d'autres ne se soucient que du voile des femmes,

ils se demandent quel tissu, quelle couleur, quelle longueur

seraient aptes à mieux dissimuler la chevelure des femmes,

de quel pied, le droit ou le gauche,

il faut entrer dans les toilettes,

et s'il est permis de manger une volaille sodomisée...

Certains exégètes de l'islam radotent depuis des siècles

pour ne rien dire et il est quasiment impossible

de déceler une parole sensée dans leurs discours"

 

http://static.olj.me/images/news/large/745732_12702109003.jpeg

 

 


 

 

Parce que Paris Match a raison, "Le poids des mots mais le choc des photos". Parce qu'elle a été la première femme correspondante de l'armée américaine, parce qu'elle a photographié la Seconde Guerre mondiale, Buchenwald, Berlin après les bombardements vu d'avion, mais aussi Gandhi à son rouet et New-York depuis les gargouilles d'acier du Chrysler Building. Parce qu'elle a osé faire ce que les hommes n'imaginaient même pas entreprendre. Parce qu'elle a été une des plus grandes photographes, des clichés de Margaret Bourke-White.

 

http://www.topyaps.com/wp-content/uploads/2011/01/1.jpg

Gandhi, 1946, Life

 

http://www.topyaps.com/wp-content/uploads/2011/01/3.jpg

Inde, 1946, Life

 

 

http://www.topyaps.com/wp-content/uploads/2011/01/2.jpg

New-York, 1956, Life

 

http://www.artnet.com/artwork_images_424079904_202295_margaret-bourke-white.jpg

Margaret Bourke-White en haut du Chrysler Building à New-York

 

 


 

 

Je ne suis pas féministe mais mon interprétation du féminisme rejoint assez celle de la journaliste britannique Rebecca West:

 

"I myself have never been able to find out precisely what feminism is :

I only know that people call me a feminist whenever

I express sentiments that differentiate me from a doormat"


"Je n'ai jamais réussi à définir le féminisme.

Tout ce que je sais, c'est que les gens me traitent de féministe

chaque fois que mon comportement ne permet plus

de me confondre avec un paillasson."


The Clarion, 14 novembre 1913

 

http://media.smithsonianmag.com/images/Theroux-Rebecca-West-7.jpg

 

 

Le 8 mars est là pour nous rappeler que beaucoup a été fait mais que tant reste à faire!

 

A NOUS MESDAMES !!!!

 

 

 

PS: Vous connaissez la célèbre phrase de Françoise Giroud, "la femme serait vraiment l'égale de l'homme le jour où, à un poste important, on désignerait une femme incompétente". Je crois que ça y est, Valérie Pécresse est ministre du Budget!!

 

 

Commenter cet article